Les réseaux sociaux au service des assureurs pour démasquer les fraudeurs

Les réseaux sociaux au service des assureurs pour démasquer les fraudeurs

Posted by on Fév 3, 2017 in France

Les réseaux sociaux au service des assureurs pour démasquer les fraudeurs

A l’heure du numérique, le secteur de l’assurance s’est accordé plusieurs faveurs pour faciliter ses différentes transactions avec ses clients. Cependant, les fraudes sont monnaie courant de ce domaine et les assureurs perdent beaucoup d’argent annuellement à cause de ces tentatives douteuses. Face à cette situation, les compagnies d’assurances comme Filiassur se sont tournées vers les réseaux sociaux pour démasquer les fraudeurs. Il s’agit d’une solution assez efficace, notamment avec le développement du Big Data, mais le cadre légal limite toujours l’accès et l’utilisation de ces informations.

Détecter des pratiques douteuses dans les contrats 

Pour récupérer des dommages de l’assurance, certaines personnes assurées sont prêtes à tous. Chez l’assureur Aviva, on a découvert une fraude grâce au Twitter : l’assurée (29 ans) s’est fait indemniser pour avoir été victime d’accident de voiture lui causant des blessures au dos et au cou, mais après vérifications, l’assureur a découvert que l’homme en question avait publié une photo de lui sur Twitter entrain de courir dans un semi-marathon ce qui lui a coûté une condamnation sans pouvoir s’opposer, car la preuve relevée sur le réseau social est bien concrète.

Les assureurs consultent les données publiques en ligne de leurs assurés lorsqu’il y a un doute. Un des cas de fraude les plus fréquents : deux voitures se heurtent, les conducteurs déposent des déclarations auprès de leurs assureurs, mais quand on consulte leurs profits Facebook par exemple, on découvre qui sont amis ce qui met toute l’opération en doute. En effet, les réseaux sociaux permettent d’avoir un compte-rendu en temps réel des activités de chacun de leurs clients.

Le cadre légal empêche certaines manœuvres 

Avec le développement rapide du Big Data, les sociétés d’assurance comme FIliassur, Aviva, Axa et le reste doivent profiter et exploiter toute publication sur le web comme une preuve contre les fraudes. Toutefois, la loi française est stricte à ce sujet. Ainsi, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) autorise seulement le traitement manuel des données en ligne. Le traitement automatique et le stockage des données sont ainsi interdits en France.

Pour faire face à la fraude organisée, certains assureurs comme Allianz France se servent du Big Data qui continent une énorme base de donnée stockée pour pouvoir traiter automatiquement les contrats et identifier les différents schémas qui les lient à travers toute l’Hexagone dans une courte durée.